Salut hitlérien : acquittement !
Ce vendredi 20 juin, le tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu son jugement dans le procès contre Madame L, une conseillère communale du Vlaams Belang (VB) de la commune de Jette (Région bruxelloise). Poursuivie pour avoir fait un « salut hitlérien », selon des témoins, le Centre et des images de la télévision régionale TV Brussel, lors de sa prestation de serment en 2006, Madame L a été acquittée au bénéfice du doute.
Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui s’était constitué partie civile dans ce dossier contre cette élue, sur base de la loi antiraciste et antinégationniste, prend acte de ce jugement.
« L’élue du VB a affirmé durant son procès que sa prestation de serment avait mal été interprétée, parce qu’il ne s’agissait nullement pour elle d’un salut nazi. Pour le Centre, le geste accompli lors sa prestation de serment était pourtant caractéristique de ce type de salut », affirme Edouard Delruelle, le directeur francophone du Centre.
Edouard Delruelle rappelle que « d’autres élus d’extrême droite ont déjà été poursuivis et condamnés pour les mêmes motifs. C’est le cas d’un élu du Vlaams Belang (Vlaams Blok à l’époque des faits) condamné par le tribunal correctionnel d'Anvers, en 2001 ». Depuis lors, une jurisprudence précise et constante existe en la matière.
« Le Centre regrette que le salut hitlérien de l’élue du VB n’a pas été reconnu comme tel par le tribunal correctionnel de Bruxelles. Lors des débats, un doute a été évoqué sur la nature même de sa prestation de serment. Le doute profitant toujours à l’accusé, la justice s’est donc prononcée dans ce sens. Il ne s’agit dès lors pas d’un jugement sur le fond, mais sur la forme ».
« Sa façon de prêter serment, relevait bien pour le Centre d’une référence au régime nazi. Ce salut incite à la discrimination, à la haine, à la violence et à la ségrégation raciale. Il faut les poursuivre pour mettre fin à cette forme de propagande dommageable pour la société dans son ensemble. Le Centre restera donc vigilant pour que de pareils comportements soient définitivement bannis », conclut Edouard Delruelle.
Le Centre dans les jours qui viennent étudiera la question de savoir s’il interjette appel de ce jugement.
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